
Le journal « Le Soir » publie aujourd’hui une carte blanche écrite par
-Fabienne Brion : Centre de recherches interdisciplinaires sur la déviance et la pénalité, UCL
-Philippe Van Parijs : Chaire Hoover d’éthique économique et sociale, UCL
Nous vous invitons à lire cette carte blanche et de nous dire ce que vous en pensez…
Des femmes et des jeunes filles musulmanes portent le foulard. Cela gêne, irrite, enrage même pas mal de monde. Le Vlaams Belang en premier, bien entendu. Mais derrière lui une foule bariolée que l’on n’a pas l’habitude de voir défiler ensemble, mais qui se retrouve ici pour réclamer à l’unisson l’interdiction du voile à l’école et en d’autres lieux.
Nous sommes convaincus qu’ils ont tort. Pour le prouver il ne suffit pas d’invoquer la compagnie suspecte – même le Belang peut parfois avoir raison – ni la corrélation positive relevée par Vassilis Saroglou entre opposition au port du voile et propension aux attitudes racistes. Il faut plutôt tenter de faire comprendre à quel point les arguments invoqués pour persécuter le foulard sont d’une part aveugles à leur propre partialité et d’autre part trop peu sensibles aux conséquences qu’un brin de réflexion suffit à anticiper.
Partialité d’abord. Les partisans de l’interdiction du foulard postulent que les musulmanes qui le portent y sont obligées par les hommes de leur communauté. Ce n’est pas toujours vrai, loin de là, mais supposons que ce le soit. Obliger des femmes, et seulement des femmes, à se couvrir la tête, nous dit-on, est une pratique qui entretient des liens évidents avec l’inégalité entre les sexes, avec la libido des hommes et avec la domination que ceux-ci exercent sur les femmes. C’est vrai. Mais cette asymétrie vestimentaire n’est pas exactement une exception dans les sociétés humaines.
Ainsi, nous en connaissons une où les femmes portent fréquemment des jupes et d’inconfortables chaussures à talons hauts. Nous en connaissons même une où les hommes peuvent circuler torse nu dans les parcs publics et les piscines sans être inquiétés, et où les femmes qui feraient de même seraient illico embarquées pour outrage aux bonnes mœurs. Qui niera que ceci aussi ait quelque chose à voir avec la libido masculine et l’oppression des femmes ? Pourtant, curieusement, personne ne semble prôner l’interdiction du soutien-gorge dans les piscines avec la même ardeur que l’interdiction du foulard à l’école.
Les critères de décence varient d’une culture à l’autre. Dans les sociétés libérales comme dans les sociétés musulmanes, la différenciation sexuelle de ces critères est la règle et manifeste des rapports de pouvoir complexes entre les sexes. L’obsession actuelle pour le foulard semble donc difficilement pouvoir échapper à l’objection des « deux poids, deux mesures ». Loin de défendre « nos valeurs », elle viole l’idéal de respect mutuel impartial dont se revendiquent nos démocraties libérales.
Cette obsession éradicatrice ne fait pas meilleur ménage avec l’idéal de liberté. Remplacer une obligation héritée d’un père ou d’une mère par une interdiction imposée par un directeur ou un ministre ne peut être jugé libérateur que par ceux qui se font de la liberté une conception bien particulière. La liberté, c’est avoir le droit de poser des choix. C’est être considéré comme capable d’en poser. C’est surtout en avoir réellement la possibilité. De ce point de vue, la question du port du foulard est bien superficielle. Bien plus cruciale est la question de savoir comment fournir aux élèves musulmanes comme à tous les adultes de demain une formation scolaire qui augmente leur marge de choix dans tous les domaines. Et qui permette ainsi de réduire les inégalités liées au sexe, à la classe sociale ou à « l’ethnicité », au lieu de les perpétuer.
Pareils raisonnements n’évacuent-ils pas une dimension centrale de la question, sa dimension religieuse ? Si on porte le foulard, c’est certes parce qu’on est femme, mais aussi parce qu’on est musulmane. Ici encore, ce n’est pas toujours vrai : les immigrées chrétiennes d’origine arménienne ou araméenne ne portent guère moins le foulard que les femmes musulmanes de la même génération. Mais peu importe. Supposons que tous voient dans le port du foulard une obligation religieuse. Et alors ?
La foi serait-elle un nouveau pudendum ? Et la manifestation d’une conviction religieuse, une forme d’attentat à la pudeur ? Après Le sexe et l’effroi (Pascal Quignard, éd. Gallimard), le moment est-il venu de passer à Dieu et l’effroi ? Et de cacher non seulement ce sein, mais cette croyance que l’on ne saurait voir ? Tel fondamentalisme impose aux musulmanes de coiffer le foulard avant d’émerger de leur maison ; tel autre exige qu’elles l’ôtent avant de franchir le seuil d’un parlement ou d’une école. Entre l’un et l’autre, la différence est-elle si évidente ?
Cette cécité à sa propre partialité prêterait à sourire si elle était sans conséquence. Ce n’est pas le cas. Même du point de vue des objectifs proclamés par les partisans de l’interdiction, la mesure serait gravement contre-productive.
En premier lieu, parce qu’elle pousse à la radicalisation. Les musulmanes sont devenues l’objet d’un conflit visant à déterminer comment il convient qu’elles s’habillent. Est-il si difficile de voir qu’il s’agit là d’une manière de s’approprier leur corps ? De comprendre que cette appropriation puisse susciter des réactions de crispation ? De se rappeler que la stigmatisation incite à retourner le stigmate ? D’imaginer, enfin, que la disqualification des pères et des frères ou de la religion des ancêtres invite cent Antigone voilées à se soulever, comme dans la pièce de François Ost ? Cent Antigone qui, forcées de se soumettre à une interdiction perçue comme arbitraire et humiliante, arboreront le foulard ailleurs avec d’autant plus d’ardeur, voire d’extravagance ?
En second lieu, parce qu’elle comporte un risque sérieux de piliarisation perverse de notre système scolaire. Il existe un moyen de contourner l’interdiction proposée : la création d’écoles musulmanes, dans lesquelles le port du foulard pourra être imposé comme l’est aujourd’hui le port de la kipa dans les écoles juives. Cette solution, que notre constitution autorise, serait un désastre, en raison d’une corrélation entre confession religieuse et catégorie socioéconomique qui n’a jamais existé pour les écoles catholiques et les écoles juives. La ghettoïsation des écoles accueillant les enfants d’origine marocaine et turque, déjà excessive aujourd’hui, s’en trouverait encore renforcée.
Il nous faut aujourd’hui apprendre à vivre avec une pluralité nouvelle et irréversible. Pour y faire face efficacement et équitablement, il faut résister à la tentation d’imposer à toutes et à tous le moule auquel nous sommes accoutumés. Il faut au contraire infléchir nos institutions d’enseignement, officielles ou libres, confessionnelles ou non, de la maternelle à l’université, de manière à ce que musulmans et non musulmans puissent les fréquenter côte à côte, en s’y sentant toutes et tous pleinement respectés et reconnus. Il faut dès lors abandonner toute velléité d’interdiction générale du foulard. Il faut aussi récuser l’option irresponsable de laisser à chaque établissement la faculté de l’interdire ou de l’autoriser, avec pour effet, à terme, d’induire une concentration intenable dans les établissements qui ne l’interdiraient pas. Il faut au contraire avoir le courage d’interdire l’interdiction au niveau de l’ensemble de la Communauté française et de la Communauté flamande.
Au lieu de s’accrocher fébrilement à un passé révolu, il faut affronter lucidement le présent. Sans nullement renoncer à nos valeurs de tolérance et de solidarité. Au contraire, en les mettant en œuvre avec cohérence et fermeté. Face aux femmes et aux jeunes filles voilées, la fidélité à ces valeurs exige avant tout qu’on leur permette de se former sereinement à la citoyenneté et à l’emploi dans des écoles où elles côtoient des élèves très différents d’elles-mêmes sans avoir le sentiment de devoir renoncer à leur identité. Elle ne requiert donc nullement que nous nous acharnions à les dépouiller de leurs foulards. Elle requiert au contraire qu’on les laisse en paix.
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Salam alaikom
Bien sur je suis tt à fait d’accord avec cette carte blanche, en faveur des filles voilées.
Et c’est totalement vrai. On VEUT stigmatiser les musulmanes,les rendre « hors normes » avec leur voile. Il faut qu’il y ait plus de voix qui s’élève contre cette énorme injustice. SbhaAllah, il ne faut pas accepter ça tête baissée, on a un droit de parole! On nous demande de voter lors des éléctions, prendre le temps de les écouter, mais lorsqu’il s’agit d’écouter ce que NOUS avons à dire et à défendre, plus personne, ou plutôt une minorité qui n’arrive pas à faire le poids avec ceux qui veulent interdire le voile.
Quand j’étais élève dans l’Enseignement public – par définition laïc – le port de tout signe distinctif (et visible) d’appartenance à une religion ou à un mouvement politique était interdit par les règlements intérieurs des écoles. Ce règlement – aboli à la suite de je ne sais quelle aberration mentale – a toujours été respecté : c’était une bonne chose – même si nous savions qui était qui. Je pense qu’il faut y revenir, et interdire le port de tout signe d’appartenance à une religion et/ou à un mouvement politique non seulement dans les écoles – dès l’enseignement primaire – mais aussi dans les administrations publiques et les assemblées élues au suffrage universel (Chambre, Sénat, Parlements des trois Communautés, Union Européenne). Ou alors il faut autoriser l’enseignement de toutes les religions et/ou philosophies dans l’Enseignement officiel : s’il y a des cours de religion musulmane, pourquoi – par exemple – n’y a-t-il pas de cours de religion orthodoxe ?
Pourvu que cet article contribue à changer les mentalités !!!!
A Frédéric André.
L’aberration, c’est vous!
Et pourquoi devrions-nous respecter votre « religion » de laïcité qui enlève le droit de tout un chacun.
La religion est un choix spirituel personnel, ce n’est pas une idée politique ou un mouvement quelconque.
Il faudrait instaurer la neutralité ou chacun serait libre de ses propres choix et pas la laïcité où l’on décide ce qui est bon pour vous!
Vous devez respecter notre religion car nous la respecton au debut. chez vous il y a pas ce respet pour la relegion!
Personnellement, je suis une fille voilée étudiante en assistant social. Et ce que j’aimerais c’est que la société nous reconnaisse en tant que fille voilée. Ce voile étant un choix personnel, il fait partie de ma propre identité. Je suis prête à faire changer les mentalités même si c’est un travail qui dure des années et des années… Mon combat aujourd’hui c’est de pouvoir trouver ma place dans la société avec mon voile.Meme si je sais que je vais subir des discriminations que ce soit dans l’emploi ou autre, je continuerai à me battre pour mes droits! J’ai trouvé ce texte intéressant…
salamalaykum
je suis tout à fait d’accord avec cet article .c’est clair, mariem qu’il ne faut pas céder .Il faut être fiert et forte grace à Allah de ce que l’on est .perso je suis convertie et je n’accepte pas qu’on remette en cause ma religion et ses principes pour je ne sais quelles raisons.salamalaykum
Avant de parler de « Ce » voile dont certains ce font les ennemis, et d’autre les défenseurs, il serait bon de restituer son droit, à ce voile. Le voile comme tout pt bout de tissus sur la tête avec un jeans moulant et des bottes hautes ne mérite pas qu’on se batte pour lui pour qu’il reste dans les écoles. Le voile se doit de répondre à des critères défini clairement. Hors, la plupart des jeunes filles « voilées » ne rentrent pas ds ces conditions. Par « jeune filles » j’entends les adolescentes pubères, qui ont eu leur première règle. On ne devrais pas se poser la question d’autoriser ou non le voile en 1ere primaire par exemple.
Après avoir parler du voile, il serait bon de parler de « l’école » et du rôle que celle ci joue dans l’éducation des jeunes et donc de la société. On passe en moyenne 7h par jour sur les bancs de l’école, on y apprend a lire, à compter, on apprends l’histoire et la géographie et on y tisse les premiers liens sociaux. On y apprend qu’en Belgique, l’Homme est libre, qu’il a le droit de s’exprimer, de penser et de choisir, ce que d’autre pays n’offrent pas. Et puis un jour, dans ces mêmes écoles, on dit que le port de- « tout couvre chefs « est interdit ou le port de « tout signe religieux apparent est interdit » parce que l’école est un endroit neutre qui se doit de « donner ses chances a chacun ». Interviennent alors les musulmanes et leur voile et voila qu’ on en fait une affaire gouvernementale, jusqu’à en arriver comme en France, à l’interdiction total du voile dans toutes les écoles du pays.
Alors on pense à faire nos propres écoles pcq après tant d’histoires, on commence enfin à comprendre l’importance de l’éducation, du retour aux sources et aux valeurs qui font de nous ce que nous sommes et cela, dès la maternelle. On comprend qu’on sera toujours différent, et que l’égalité est un mot très « subjectif ».
Je ne suis pas en accord avc l’idée d’être contre ces écoles musulmanes, les écoles qui ont une forte population maghrébine, turc et étrangère en général ne sont des écoles ghetto que parce que la ville ou autre laisse faire. Le budget accordé a une école « d’élite » n’est pas celui d’une école « D+ » par exemple.
Nous nous devons aujourd’hui, nous musulmans, hommes et femmes,parents ou futur parents nous situer par rapport a notre religion, et à son applications dans notre vie de tt les jours. L’islam ne pouvant pas être confiner dans le simple mot « religion », prend un sens de « chemin de vie » (nidamou l’hayat) et par là, il regroupe donc le cultuel, le culturel, le social, le professionnel, l’intime etc.
Vouloir Imposer sans expliquer, c’est vouer a l’échec la mission que l’on s’est attribué de « guidé » ds le bien,ceux qui nous sont proches. Il revient a chacun après avoir pris connaissance de l’obligation du voile ,coranique et prophétique,dont je suis convaincue,de faire un choix qui sera soit l’acceptation et l’application de cet ordre divin, soit le rejet de celui ci, soit encore l’indifférence. Dans les 3 cas, il s’agit d’un cas de conscience sujet aux changements et qui doit être respecté comme tel. Il faut nous rappeler que nous sommes les ambassadeurs de l’islam partout où nous sommes, et que le simple fait de jeter un papier par terre fait déjà de nous des gens « bien » ou pas.
A mon sens, le voile n’est qu’un sujet de distraction, l’opium du peuple en quelques sorte (musulman et les autre avec puisque ce sujet anime débats, conférences, journaux, et partis politiques) pendant que ce joue plus « haut » les décisions les plus importantes.
assalam alaikom,
Vos témoignages sont très instructifs, personnellement j’ai voulu porter le voile en 2 ème année d’étude supérieure dans une école de Tournai et je me sentais triste à l’idée de la réaction que ca allait susciter , et je l’ai porté et il ne s’est passé aucun problème , Je remercie encore le directeur de cette école supérieure ainsi que ses professeurs. Je pense qu’ils devaient penser comme ces personnes qui ont écrit cet article, le résultat: J AI AIME ENCORE PLUS MES CONCITOYENS, ET JE NE ME SUIS PAS RENFERME SUR MOI MEME EN ARRETANT MES ETUDES. Bref, j’espère que les politiciens se concentreront plus sur ce qui pose vraiment problème en belgique.
Merci de m’avoir lu.Et merci aux membres de islamic events.
Salamoualeykoum. Je pense que les musulmans dans leur ensemble doivent beaucoup oeuvrer de sorte à acceder à des spheres decisionnelles. Nous aimons nous confiner dans une sorte de « perpetuelle victime », toujours incomprise. Sortons de notre torpeur et agissons. Puisse Allah swt nous assister. Hamadou BONKOUNGOU
Enfin une parole sensée … Enfin une parole pleinement respectueuse de la liberté religieuse.
Pourquoi, me direz-vous, ce genre de parole se fait-elle si rare à travers nos médias ?
La réponse est à la fois simple et triste; il s’agit d’un choix politique, ni plus, ni moins. Un choix qui vise à exclure au lieu d’intégrer; un choix qui vise à condamner et non à comprendre … Un choix qui, en outre, suit la direction du vent dominant … L’expression de la fois, l’expression du religieux, est de plus en plus mal vue sous nos latitudes. La foi est regardée par une majorité comme étant désuette, bonne pour le placard, … Ou pour l’égoût … !
Et de quoi nos mandataires politiques, toutes tendance politiques confondues, ont-ils peur? De la sanction de l’électeur, bien évidemment… La majorité des électeurs s’opposant à toute expression de foi, et donc au port du voile, soucieux de ne pas se mettre cette majorité à dos, nos mandataires, tels des moutons, s’appuyant sur de faux prétextes, suivent le mouvement, sans se poser la moindre question.
Il est des situations où la désobéissance civile est saine …
Sincèrement, je suis Belge d’origine syrienne . La Syrie , un pays de confession musulman 91 % de la population est de confession musulmane … Et à chaque fois que je suis partie en Syrie j’y ai rencontré la même harmonie et joie de vivre qui me manque les premiers jours de chaque retour à Bruxelles .En SYrie , le foulard est interdit dans toutes les écoles et dans les administrations.
Les femmes se voilent, en dehors des écoles point barre.
De plus, la bourqua on n’en voit pas ou si il y en a , ce sont des Saoudiennes mais surement pas des Syriennes. Bref , il n’y a jamais eu aucune revendications d’autorité religieuse (musulmane) en Syrie à propos de cette loi. IL semble que tout les musulmans de Syrie n’éprouve aucune difficulté vis a vis de cette interdiction. Beaucoup de femmes syriennes sont voilées et cela ne posent aucun problèmes dans la pratique de leur foi. Donc , j’aimerais comprendre pourquoi en Belgique on chicane pour porter le foulard à l’école ?! C’est ridicule et cela repose sur des croyances erronées . Ce n’est pas parce qu’une femme se dévoile à l’école puis remet son foulard en dehors que cela nuit à sa foi … Si des gens ne comprennent pas cela et veulent imposer le foulard à l’école … ben l’école ne pourra rien leur apprendre cars ils sont endoctrinés , arriérés et buté.
Sara, je voudrais vous remercier, et vous remercier de tout coeur; merci pour votre témoignage, merci pour avoir osé le partager par le biais de paroles vraies, sincères !
Dès lors que la liberté religieuse garde un sens non négligeable pour une majorité d’entre nous, toutes confessions confondues par ailleurs (je suis chrétien, catholique pratiquant), comment ne pas partager votre position ? …
… Une majorité d’entre nous … Oui, mais une majorité silencieuse … C’est bien çà, le problème ! …
Afin que le fondamentalisme laïc ne puisse pas avoir le dernier mot dans notre beau pays, afin que la liberté religieuse puisse encore avoir un sens pour chacune et chacun d’entre nous, cette majorité silencieuse, que nous formons, doit impérativement se mobiliser et provoquer une réflexion citoyenne autour du respect de la liberté religieuse et de la liberté individuelle, garanties par notre Constitution.
Sara: Le gouvernement syrien est controlé par le parti Baas depuis plus de 50 ans maintenant, le parti baas est un parti laïc. Dites-moi, si des musulmans s’opposent à une loi en Syrie, il se passe quoi avec eux? Tous les savants depuis 14 siècles sont unanimes sur l’obligation du port du voile de la femme, ce ne sont pas des croyances erronées du tout
Tous les syriens doivent respecter la loi , comme partout ailleurs , s’il ne la respecte pas il y a des sanctions, mais rien ne les empêchent de manifester , il y a déjà eu des manifestation … je crois que vous essayer de sous entendre qu’il s’agit d’une dictature …. Or, ce n’est vraiment pas le cas ! Contrairement à d’autres pays du moyen orient qui sont encore très loin de nos valeurs démocratiques …
Pour revenir au voile , l’Islam n’a jamais présenté le voile comme étant une obligation pour la femme , il s’agit d’un choix personnel , c’est la première fois que j’entend cela , c’est à cause de ce genre de discours que les gens ont peur de l’islam.
Sara: vous nous disiez que les musulmans n’éprouvaient pas de difficulté à cause de cette interdiction et pourtant il y a eu des manifestations, vous vous contredisez.
Le hijab est une obligation pour la femme musulmane et cela n’enlève en rien dans le fait que cela doit venir d’elle même . Ce n’est pas parce que vous n’en avez pas connaissance que ce n’est pas le cas. Profitez des cours et des conférences qui sont sur le site pour vous renseignez sur ce qu’enseigne l’Islam
j’ai dit qu’il y a avait déjà eu des manifestation , et ce , avec des revendications diverses effectivement … mes à ma connaissance il n’y en a jamais eu par rapport au voile en Syrie. Il n’y a aucune contradiction dans ce que j’ai dit , le peuple à le droit de revendiquer et il ne l’a jamais fait concernant les lois en vigueur sur le voile en Syrie. Deuzio , je vous invite à vous renseigner auprès des autorités religieuses de Syrie , aucun Imam , ou personnalité importante religieuse n’a jamais remis en question cette loi , au contraire .
tertio, Je n’ai pas besoin de me renseigner sur l’Islam sur votre site ou ailleurs, concernant le port du voile : on peu croire, aimer et respecter Allah sans porter le voile . Il n’y a pas de « tunique » au monde qui puisse démontrer la dévotion d’un tel ou d’une telle , La foi réside à l’intérieure de chacun de nous Celle là est invisible sauf pour Allah
Salam ‘aleykoum Sara,
Cheikh Ramadan Bouti (syrien), que vous devez certainement connaitre a defendu le port du voile pour les musulmanes vivant dans des pays non musulman quand il est venu pour des conférences en France. Que dirait-il des femmes vivant dans un pays musulman?
Croire en Allah comme vous le dites, c’est le croire dans toute chose, pas uniquement dans ce qui nous arrange.
Voici ce que Allah nous dit au sujet du voile :
{ Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qu’en paraît et qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris ou à leurs pères ou à leurs frères ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs maris, ou aux femmes musulmanes ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants ! afin que vous récoltiez le succès } [Sourate 24 - Verset 31 ]
Ceci sera mon dernier commentaire à ce sujet, merci
vous le citez , lui ? ( parce qu’il est le seul) : c’est un djhiadiste qui est loin de faire l’unanimité depuis de nombreuses années en Syrie.
Concernant ce verset , il est sujet (depuis des années) à maintes interprétations.
Dans toutes religion, tout ou presque fait partie du registre symbolique.
Ceux qui s’entête à lire sans réfléchir, ne sont pas des croyants mais des ignorants.
A aucun moment , dans ce verset je ne vois édicter l’obligation de porter un voile ; je constate que comme dans beaucoup d’autres religions/cultures il est dit à la femme de ne pas se dénudé aux regards des autres, mis a part son mari … ce qui est, en soi, logique… mais il n’est pas dit qu’elle doivent se » soustraire » à un voile.
Je ne ressent de ce verset , qu’une question de dignité de la femme : et toutes femmes est digne lorsque elle se respecte , son intégrité , sa foi , son âme , sa pureté n’ont jamais et ne dépendrons jamais d’un bout de tissus.
ceci est également mon dernier commentaire
@Sara, je crois que la situation actuelle en Syrie nous montre Ô combien ce pays est gouverné par des personnes sensées qui prennent des décisions en faveur de la population…